2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 11:09

Bonjour

 

J'ai le plaisir de vous informer de la parution du GUIDE DE L'ORTHOPTIE.

Cet ouvrage réunit les connaissances actuelles concernant cette spécialité, et permet une plusgrande compréhension des mécanismes de l'oeil.

Bonne lecture.

Michel HABIF


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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 15:42
     VISION ET POSTUROLOGIE
LE ROLE DE L’ACCOMMODATION
Michel HABIF, opticien posturologue
Jean- François HENNEBICQ, ostéopathe
Association de Posturologie Internationale Paris 2013
PARTIE 3
EXEMPLE CLINIQUE
Parmi les milliers de sujets examinés je vous propose de montrer que la précision de l’examen visuel permet l’équilibrage immédiat du tonus postural.
Un test simple visuo-postural : la rotation de la tête.
On demande au patient de tourner la tête d’un côté au plus qu’il peut sans l’incliner le regard suivant  l’axe de la rotation. On veillera à ce qu’il n’y ai pas de contact dentaire, afin d’éviter une éventuelle perturbation occlusale.
Le patient se tient debout, il lui est imposé de ne pas bouger et de garder sa position du corps et des pieds dans les différentes situations.
Le coté choisi correspond à l’hypertonie cervicale trouvée au bilan ou à la limite de rotation observée.
On va remarquer le gain de l’angle de rotation  avec l’équipement actuel porté s’il existe, éventuellement avec la même correction centrée sur lunette d’essai, ou sans correction visuelle bien entendu si elle n’existe pas,  puis avec la correction trouvée à la réfraction, sur lunette d’essai ou/et sur lunettes définitives à la livraison en contrôle final. On pourra tester et comparer la rotation de la tête des deux côtés.
 Laurence A.( comptable,48 ans) consulte sur les conseils de son ostéopathe qui a trouvé, lors de sa consultation une influence de sa vision dans son équilibre postural ( tests différents YO/YF)
Cette patiente a consulté pour des maux de tête et des douleurs du rachis, principalement lombaires.
Elle porte depuis 2010 des lunettes uniquement de lecture.
OD +1.00+0.50 170°                      OG  +1.25 +0.25 25°
A la réfraction subjective, (en la faisant relâcher au plus son accommodation, et en ajustant son astigmatisme au cylindre croisé) j’obtiens 13/10 odg avec :
OD  +0.25 +0.50 170°                   OG +0.50 +0.50 30°        add VP +1.00
Il s’agit d’un très léger défaut d’hypermétropie avec un petit astigmatisme. Le port de ces verres progressifs parfaitement centrés suffira à libérer son accommodation en fournissant une image rétinienne optimale.
Image1  Image2.png
 Voilà Laurence, à gauche sans lunettes, à droite avec sa nouvelle correction de verres progressifs.
---
On peut également faire ce test à côté d’un miroir ce qui permet de mieux visualiser l’angle de rotation. Le patient se voit également.
Image3.jpgImage4.jpg
De ses nouvelles après quelques semaines de port permanent de ses lunettes, et après avoir re-consulté son ostéopathe,  ses maux de tête ont disparu et ses douleurs lombaires sont améliorées.
QUELQUES CHIFFRES…
Pour terminer je vais vous donner les chiffres relevés sur les 146 derniers patients posturaux examinés adressés par des correspondants posturologues qui suspectent l’influence de leur entrée visuelle.
Ces données concernent 105 femmes et  41 hommes de 16 à 80 ans (dont 102 entre 39 et 62 ans).
A la question (114 réponses) “Souffrez-vous des mâchoires” 84 répondent non, 30 oui ; 
 A la question (120 réponses) “Avez-vous le sentiment de serrer les dents“, 64 répondent non, 56 oui.
On remarquera qu’environ la moitié a conscience de serrer les dents….
L’examen optique montre que 106 d’entre eux sont en sur-accommodation en vision de loin dont 21 de plus de 1,00 dioptrie, au moins pour un œil ;
31 ont une correction imprécise, souvent en astigmatisme ;
8 sont en sous-accommodation, myopie sous corrigée ou hypermétropie sur-corrigée 
1 est en bascule après une intervention chirurgicale de la myopie (un œil en vision de loin, l’autre œil en vision de prés).
 
Résultats : 106 sur 146 soit 72.6% sont en  sur-accommodation
Dont 80% de – 1.00D en VL
Et 20% de + 1.00D en VL
Tous ces sujets sont adressés pour des désordres posturaux dont l’entrée visuelle a été pointée.
CONCLUSION
L’influence de l’accommodation est souvent négligée dans la prise en charge du patient postural
 Bien souvent il est dit : « l’information visuelle est capitale voire primordiale dans l’équilibre du système d’aplomb »
Pourtant, on entend par entrée visuelle uniquement les déficiences oculomotrices sans tenir compte qu’elles peuvent avoir aussi être accommodative et avoir  pour origine une imprécision de réfraction, aussi faible soit-elle.
Faut-il engager une rééducation orthoptique sur un sujet qui accommode déjà en vision de loin et qui a  plus de difficultés à accommoder de prés, donc à converger?
Faut-il commencer par équilibrer l’occlusion dentaire si l’accommodation n’a pas été relâchée?
L’idée est finalement de remettre le patient dans son propre équilibre visuel physiologique, par une réfraction optimale respectant les règles de relâchement accommodatif en vision de loin et de l’évaluation précise de l’astigmatisme permettant la meilleure  acuité sans effort.
Cette correction visuelle doit être en final validée par quelques tests visuo-posturaux, simples, sous forme d’une routine, pour s’assurer que  l’équilibre postural est établi.
BIBLIOGRAPHIE
Bonnier LR, Habif M— Prise en charge des ADAM par l’odontologiste. Un risque diagnostic méconnu : les visions défectueuses. Chirurgien-dentiste de France, 1083, 239-241, 2002
Elie de Cyon –L’oreille organe d’orientation dans le temps et dans l’espace-1911
Guy Duchemin- Dérangements Oculaires-et Dérangements Musculaires
Hennebicq JF, Habif M – Les tests Visuo-Posturaux – Journées de l’API 2013
Michel Habif – Prismes et verres Progressifs – ADAP-
Marucchi C, Gagey PM—Cécité posturale, Agressologie, 28, 9, 947-948, 1987
Marucchi C, Habif M, Gagey PM, Weber B, Zamfirescu F, Benaim C—Corrective lenses and the fine postural system I Stabilometric variations induced by varying the diopters of corrective lenses. In Vestibular and neural front, K Taguchi, M Igarashi, S Mori, 357-360, Amsterdam, Elsevier, 1994
Matheron E, Incidence des phories verticales sur le contrôle postural en vision binoculaire, Faculté  de Médecine de l’Université Paris V - René Descartes, 2009.
Ridel L, Bonnier L, Weber B—Orthoptistes et occlusion dentaire. J f Orthoptique, 36, 125-133, 2004
Dr Jean Thomas-Elisabeth Thomas- Julien Thomas-DR Louis-Pierre Rosati- Dr Martial Fournier – Comment guérir la migraine sans médicaments – HdF-
Weber B, Benaim C, Gagey PM, Habif M, Marucchi C, Zamfirescu F, —Corrective lenses and the fine postural system. II Influence of the optical configuration  lenses on the functionning of this system In Vestibular and neural front, K Taguchi, M Igarashi, S Mori, 361-364, Amsterdam, Elsevier, 1994.
Weber B- Observation privilégiée en recherche clinique. Comprendre l‘homéostasie après Claude Bernard et Henri Laborit. Journées de l’API 2013
FIN DE LA COMMUNICATION
     
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MICHEL HABIF

 
 

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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 13:14
                                         
                                      VISION ET POSTUROLOGIE
LE ROLE DE L’ACCOMMODATION
Michel HABIF, opticien posturologue
Jean- François HENNEBICQ, ostéopathe
Association de Posturologie Internationale Paris 2013
PARTIE 2

 

LES DEFAUTS OPTIQUES - RAPPELS
 
 
oeil emmetrope
oeil emmetrope
L’œil est un organe assimilé à un système optique convergent, qui va fournir, d'un objet éloigné, une image nette, sur la rétine, et ceci sans aucune contrainte musculaire.
 
 Le seul effort possible pour modifier sa puissance est l’accommodation pour focaliser des images d’objets rapprochés.
 
Cet œil idéal doit, pour la vision de loin, être en parfait repos musculaire de manière à pouvoir réserver tout son effort accommodatif pour fixer des cibles à des distances plus rapprochées.
C'est l'OEIL EMMETROPE.
 
L'OEIL MYOPE      
 
oeil_myope.gif
oeil myope
On a l'habitude de dire que c'est un œil trop long, en réalité il est trop puissant pour sa longueur. Les objets éloignés sont vus flous et leur image se projette en avant de la rétine.
 
Si l’œil myope accommode pour tenter d’améliorer la qualité de l’image rétinienne, il augmente encore sa vergence et éloigne un peu plus l’image nette de la rétine et voit encore plus flou.
 
Pour le corriger, la solution optique est de mettre devant l’œil myope un verre divergent (négatif), afin de repousser l’image sur la rétine, sans qu’il ne fournisse aucun effort accommodatif lorsqu’il regarde un objet éloigné.
 
 
oeil-myope-corrige.gif
oeil myope corrigé
 
 
 
-
L'OEIL HYPEROPE OU HYPERMETROPE
   
   
   
oeil_hypermetrope.gif
 
oeil hypermétrope
C'est exactement l'inverse de l'œil myope, sa puissance est trop faible par rapport à sa longueur. L’image de l'objet éloigné se forme en  arrière de la rétine. Il n'est pas assez convergent. Il peut augmenter sa vergence et ramener l’image nette sur la rétine en actionnant les muscles de l’accommodation, en fonction  de sa faculté à le faire suivant  son âge et la valeur de l’hypermétropie. La correction de l’hypermétropie consiste à mettre un verre convergent (positif) afin d’amener une image nette sur la rétine, d’un objet éloigné, et ceci sans aucun effort accommodatif.
   

 

oeil_hypermetrope-corrige.gif

oeil hypermétrope corrigé

 

 

L'OEIL ASTIGMATE

L'astigmatisme est une déformation  résultant de la non sphéricité des différentes faces des dioptres, cornée, cristallin, formant 2 plans focaux , créant une image déformée, plus allongée dans un axe. Ce défaut de réfraction est en général associé à la myopie ou à l'hypermétropie, mais peut aussi être mixte. Il nécessite une très grande précision d’évaluation autant pour l’axe que pour sa valeur, afin de ne pas provoquer de tentative de focalisation. Il  se corrige par un verre astigmate, d’une surface torique.

 

oeil-astygmate--1-.gif

 OEIL ASTIGMATE

 

 

 

CORRECTION VISUELLE ET POSTUROLOGIE

 

Quelles sont les conséquences posturales sur les amétropes corrigés de façon imprécise. Ces derniers se retrouvent parfois dans une situation de contrainte difficile à gérer. Par exemple chez les hypermétropes non corrigés ou insuffisamment corrigés. La vision de loin implique des axes visuels parallèles alors que les oculomoteurs sont en action de convergence sous l’effet de l’accommodation, provoquant un conflit visuel.

 

Le myope s’il est sur corrigé, la correction visuelle aura trop repoussé l’image rétinienne  au-delà de la rétine et il se comportera comme un hypermétrope. Il va pouvoir aussi compenser cette sur correction en accommodant.

 

Dans tous les cas une image rétinienne imprécise va impliquer de façon réflexe, une tentative de focalisation pour améliorer sa qualité. Ceci en cas de sur ou sous correction optique ou simplement d’imprécision. Cet effort reflex se traduit par une tentative d’accommodation aboutie ou non, en fonction du résultat obtenu sur la qualité de l’image.

J’ai remarqué que les imprécisions de la réfraction sont très souvent à l’origine du déséquilibre postural, lorsque l’entrée visuelle est  perturbante. Lorsque l’œil reçoit une information visuelle imprécise, l’image rétinienne, une tentative de focalisation est engendrée, actionnant de façon réflexe les muscles du procès ciliaire. Cet ensemble de régulations focalisatrices traduit immédiatement l’inadaptation de l’équipement visuel dans l'intégration des afférences visuelles vers le système d’aplomb. Les principales perturbations posturales rencontrées habituellement dues aux imprécisions de réfraction concernent les capteurs proprioceptifs cervicaux, manducateurs, scapulo-dorsaux et lombaires, et le capteur occlusal.

 

Les imprécisions de correction de puissance ou/et d'axe doivent être prises en charge, même pour de très faibles valeurs.

 

L'examen  visuel se doit d’être validé par des tests posturaux.

 

Ma pratique quotidienne me permet d’affirmer que la grande majorité des cas, pour lesquels je suis sollicité, ont pour origine une imprécision de réfraction, souvent faible mais parfois importante. Majoritairement il s'agit de patients qu'on laisse accommoder en vision de loin, des myopes sur-corrigés, des hypermétropes sous- ou non corrigés, des astigmatismes  imparfaitement compensés. La précision du nouvel équipement en correction et centrage suffira à réduire ou annuler les symptômes initiaux.

 

La myopie accommodative, dite « scolaire » ou de l’étudiant, en représente un exemple frappant. Le  travail prolongé à distance courte crée un stress accommodatif qui provoque une myopie artificielle que l’on corrige, au lieu de faire relâcher, par des séances d’orthoptie, par exemple. Et l’on retrouve quelques années plus tard des sur-corrections myopiques, parfois importantes, à l’origine de désordres posturaux. Cette manière de les corriger les installe dans cet effort accommodatif permanent; elle conduit ces sujets à un sentiment de fatigue permanente, une presbytie précoce, une addition surévaluée, des sur-corrections myopiques, des astigmatismes étranges... Le travail sur écran, les jeux vidéo, les téléphones,  amplifiés par les conditions du travail ou de la vie quotidienne, sont souvent à l'origine de ces myopisations artificielles plus fréquentes qu'autrefois.

 

Le principe de la correction visuelle est bien entendu rendre le système idéal.  C'est à dire de remettre dans les conditions optimales cet œil amétrope.

 

CORRECTION IDEALE = IMAGE RETINIENNE OPTIMALE EN VL SANS EFFORT

 

ŒIL CORRIGE = ŒIL AMETROPE + CORRECTION VISUELLE = ŒIL EMMETROPE

 

Cela permet de libérer tout effort accommodatif en vision de loin et de laisser la possibilité de fournir l'effort accommodatif pour voir nets tous les objets rapprochés.

 

Bien entendu, la faculté d'accommoder variant en fonction de l'âge , une aide complémentaire sera nécessaire après environ 45 ans (presbytie), rarement avant.

 

ACCOMMODATION-CONVERGENCE

Comme nous l’avons vu, il faut que l'image rétinienne d'un objet soit parfaite et cohérente avec celle donnée de l'autre œil, pour le que le cerveau utilise cette information comme unique.

 

Lorsque l'accommodation se met en jeu, pour préciser la netteté d'une image rétinienne, elle déclenche les muscles oculomoteurs jusqu'à faire converger le couple visuel vers la cible.

 

En effet les deux yeux fixant un objet éloigné, n'accommodent pas, et ne convergent pas. Dès que l’on rapproche l’objet, les yeux convergent et accommodent pour garder une image nette

 

 Il s'agit de la LIAISON ACCOMMODATION – CONVERGENCE

 

C’est un phénomène réflexe et physiologique.

Ce système de synergie musculaire est parfaitement connu, pourtant on oublie bien souvent que la convergence a pour origine l’accommodation.

L’exemple le plus simple est le strabisme convergent, déclenchés par l'accommodation, fréquemment retrouvé chez des enfants hypermétropes,  et corrigés aisément par le port de verres correcteurs.

strabism-hyper-1-service-opht-universite-sherbrooke-quebec.jpg

photo strabisme hyper1 service ophtalmo Université  Sherbrooke-Quebec

En corrigeant leur hypermétropie on corrige leur convergence excessive, leur strabisme.

Il est important de comprendre que dès que l'accommodation se déclenche, cela entraine systématiquement un effort  des muscles oculomoteurs et des muscles para cervicaux.  Clinching ou bruxisme en sont souvent aussi une conséquence (Bonnier & Habif, 2002 ; Ridel et al, 2004).

 

L’examen de l’entrée visuelle nécessite que les autres entrées du système, l’entrée occlusale mandibulaire en particulier, soient contrôlées.

 

Cette entrée va perturber à la fois l’accommodation et la boucle oculo-céphalogyre.

ACCOMMODER ou DESACCOMMODER  = EFFORT MUSCULAIRE (pas uniquement des muscles de l’accommodation)

   

FIN 2ème PARTIE

 

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MICHEL HABIF

 



 

 

   

 
 

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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 11:43
Lors des XXèmes JOURNEES DE POSTUROLOGIES CLINIQUES qui se sont déroulées les 26 et 27 janvier 2013, j’ai présenté une communication co-écrite avec mon ami JF HENNEBICQ .
Les articles de la seconde communication, toujours co-écrits avec JF HENNEBICQ sont publiés sur son blog:
 
Je vous avais promis d’en diffuser ici le texte. Etant assez long je vais vous le proposer par thème et chapitres.
VISION ET POSTUROLOGIE
LE ROLE DE L’ACCOMMODATION
Michel HABIF, opticien posturologue
Jean- François  HENNEBICQ, ostéopathe
Association de Posturologie Internationale Paris  2013
PARTIE 1
 
L'ACCOMMODATION
Bon nombre  de  posturologues, lors de leur pratique quotidienne, pensent que dans leur bilan, lorsque l’entrée visuelle est perturbante, il  s'agit particulièrement d'une influence oculomotrice.
Le but de cet article est de vous sensibiliser sur un point capital, résultat de nos années d'expérience clinique et de notre collaboration dans la pratique quotidienne de la posturologie :
Le rôle de l’accommodation dans le contrôle du système postural d’aplomb.
La seule  action musculaire intra oculaire augmentant la puissance globale du globe par la déformation du cristallin sous l’effet des muscles du procès ciliaire est  l’accommodation.
Ce phénomène physiologique, réflexe, permet de focaliser sur la rétine une image d'un objet rapproché.
Elle présente deux voies de régulation neurophysiologique :
 
Une voie de régulation courte parasympathique accommodatrice et une voie de régulation longue sympathique relâchant l’accommodation dite désaccommodatrice.
  
 
 
L’accommodation est un phénomène réflexe  mise en jeu  par un stimuli visuelle : le flou de l’image que perçoit les 2 yeux. L’information rétinienne est alors envoyée au cortex occipital  dans l’aire visuelle, où elle est interprétée. Elle va ensuite être régulée par le noyau accessoire (Inderger Westphall)  du III qui va stimuler par le nerf ciliaire court la contraction du muscle de Rouget-Muller (appartenant au procès ciliaire) tandis que le muscle de Brücke innervé par la voie sympathique se détend pour déformer le cristallin.
 
Lors de la désaccommodation, l’information rétinienne est envoyée au cortex  occipital  dans l’aire visuelle et frontale, où elle est interprétée. Elle va ensuite être régulée par le colliculus supérieur puis permettre à la moelle cervicale de véhiculer une information passant par les ganglions cervicaux inférieurs et supérieurs, le ganglion de Gasser, pour stimuler par le nerf long ciliaire la contraction du muscle de Brücke et un relâchement du muscle de Rouget-Muller pour déformer le cristallin.
LA VOIE OCULOMOTRICE
Lorsque le réflexe d’accommodation est stimulé conjointement est provoqué  le réflexe de convergence. Cette action va permettre d’ajuster proportionnellement la focalisation de l’image perçue par les 2 yeux pour voir net. Ce réflexe présente une voie de régulation neurophysiologique courte.
Les informations rétiniennes des deux yeux sont envoyées simultanément au cortex des aires visuelles et sont interprétées pour être envoyées au colliculus supérieur et au noyau du III   pour stimuler la contraction des droits médiaux de chaque œil par le nerf oculomoteur commun dans le but de converger et de faire fusionner les deux images en une.
La convergence se fait sous l’action des muscles oculomoteurs. D’autre part, dans d’autres condition s de regard, les 6 muscles externes entourant le globe oculaire permettent les mouvements de l’œil dans la direction du regard, aident à la fusion des images rétiniennes des deux yeux,  ont un rôle proprioceptif et renseignent le vestibule sur la position des yeux et de la tête dans l’espace.
CONCLUSION SUR L’ACCOMMODATION
La régulation accommodation/ convergence est régulée par 3 voies
- une voie accommodatrice parasympathique
-une voie désaccommodatrice sympathique
-une voie oculomotrice réalisant la convergence
Cette voie se termine par le nerf oculomoteur III qui distribue l’action motrice à réguler
A l’action accommodative/désaccommodative sont conjugués les efforts des muscles oculomoteurs mais aussi les muscles de la mandibule  (Bonnier-Habif 2002, Bonnier-Ridel 2004)  et les muscles para cervicaux.
En effet, dans la boucle de régulation longue sympathique désaccommodatrice, il existe une influence du ganglion trigéminal de GASSER sur l'effet réflexe de la régulation de l'accommodation.
 
 
.
ACCOMMODATION = EFFORT MUSCULAIRE DU PROCES CILIAIRE + CONVERGENCE
Mais pas seulement...         
         

LA BOUCLE OCULO-CEPHALOGYRE

 

 

Pour regarder , il faut déplacer son regard ou déplacer simultanément les yeux et le regard dans la même direction. L’activité oculomotrice est prépondérante mais elle est soumise à l’influence de la qualité de l’appareil réfractif, par l’accommodation si celle-ci est mise en jeu. Œil et rachis cervical fonctionnent suivant une activité réflexe via le vestibule pour permettre de garder une stabilité du regard.

 

Lorsque le regard se déplace, les yeux fixent une cible  tout en tournant la tête dans le même sens, vers le même point. Pour y arriver des voies sensori-motrices sont conjointement stimulées, notamment les voies oculomotrices des III – IV – VI, les voies vestibulaires du VIII, et les voies cervicales du XI.

Il existe une contraction synergique entre les muscles oculomoteurs droits internes – droits externes, faisant une version oculaire et les muscles cervicaux sous occipitaux, trapèze, Scom, (sterno-cleïdo-occipitaux mastoïdiens)  pour faire une rotation cervicale du côté de la version.

 

Le vestibule coordonne  cette synergie de contraction musculaire par un canal semi circulaire correspondant.

 

 

 

En condition d’équilibre debout, en statique, mais aussi pendant la marche, la boucle oculo-céphalogyre influence par le biais du vestibule, la distribution du tonus postural des membres et des ceintures grâce aux voies vestibulo-spinales que les capteurs podaux, plantaires, vont réguler.

 

 

 FIN DE LA 1ERE PARTIE

 

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  MICHEL HABIF           

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 

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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 13:02

API2013 Affiche

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bonjour à tous,

Pas trés actif sur ce blog depuis quelques temps,

je prépare de nombreuses communications et je diffuserai ici trés bientôt d'autres articles de fond et de cas précis.

Merci de votre fidélité, car je sais que nous avons passé récemment les 10.000 lecteurs.

 

 

 

 

 

-----

 

 

 

 

 

 

J'ai le plaisir de vous annoncer ma  participation  active au prochain congrés de l'API- Association de Posturologie Internationale - www.posturologie.asso.fr/API -

les 26 et 27 janvier 2013.

 

 

 

Avec mon ami Jean-François HENNEBICQ,  ostéopathe, et enseignant, nous présentons deux communications:

- Vision et Posturologie le rôle de l'Accommodation

- Les Tests Visuo-Posturaux

Deux communications importantes dans le domaine que nous pratiquons en collaboration depuis quelques années.

 

 

Des solutions simples y sont proposées.

 

Vous pouvez retrouver le site de Jean-François HENNEBICQ :

www.posturopathie.com

 

 

OUI ! la posturologie existe bien scientifiquement.

Diverses formations sont possibles . Un D.I.U. - Diplôme Inter Universitaire - forme des posturologues depuis prés de 15 ans.

 


Cette année le congrés de l'A.P.I. sera présidé par le PR. Alain BERTHOZ, membre de l'Académie des sciences, et membre honoraire de Collège de France.

 

 

A trés bientôt et passez de trés bonnes fêtes de fin d'année.

Michel HABIF

 



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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 10:43

J'ai reçu Madame Martine L., aide soignante, le 20 janvier dernier, sur les conseils du Docteur C. médecin d'une grande ville de province, spécialiste en médecine physique et rééducation.

 

Son principal problème, douleur et tension à l'épaule droite , a été amélioré par un traitement dentaire ( réglage de son occlusion par un spécialiste )

 

Madame L. souffre de céphalées occasionnelles , mais surtout de vertiges fréquents traités ponctuellement  par du Tanganil.

 

Elle se plaint de tensions lombaires, de tensions sur l'épaule gauche et raideur des cervicales.

 

La dernière correction visuelle portée date de 2009, et des lunettes de soleil on été faites en 2011 avec la même correction après contrôle chez son ophtalmologiste.

 

Elle porte donc des verres progressifs :

 

OD +2,00 -0,50 40° OG +1,75 ADD VP +1,75

 

Les verres sont correctement centrés.

 

Il existe avec ses lunettes, les yeux ouverts, une petite hypertension cervicale gauche qui limite la rotation de la tête du même coté. Cette tension s'annule si elle met ses dents en contact,

Par contre si elle ferme les yeux sans contact dentaire, l'équilibre existe aussi.

 

A l'examen de vue j'obtiens :

 

OD +2,25 -0,25 70° OD +2,25 -0,50 90° ADD VP +1,75 ce qui rétablit son équilibre postural sans contact dentaire, la rotation de la tête à présent aisée et symétrique.

 

Je réalise donc ses nouveaux verres et lui livre ses nouvelles lunettes le 1er février.

Je demande à Madame L. de me tenir au courant de son confort dans les prochaines semaines.

 

Je reçois un premier mail le 9/02/12 :

 

« Bonsoir Monsieur Habif,

 

Pas façile de résumer toutes ces années de douleurs, j'espère que vous ne trouverez pas l'histoire un peu longue car en fait c'est répétitif d'une année sur l'autre puisque "je tournais en rond" j'ai oublié de vous dire qu'à aucun moment j'ai passé SCANNER ou IRM. J'ai réclamé une fois, même si d'ordinaire je ne suis pas adepte d'examens, j'espérai trouver le problème et il m'a été répondu, à juste titre je pense, "votre problème est tendineux uniquement", donc c'est pas la peine d'explorer davantage, j'ai aussi posé la question de fibromyalgie, je pensais en être atteinte, là aussi, j'ai eu une réponse évasive.......

 

Je reste à votre disposition car il est vrai que vous aurez peut-être besoin de plus de renseignements, si mon cas vous intéresse, je vous autorise à utiliser mon exemple.  

J'ai donné des détails de mon état psychologique significatifs de ma souffrance réelle.

 

Pour le moment le changement de lunettes semble avoir fait disparaître les vertiges, les troubles visuels à la conduite de nuit, les douleurs sur l'oeil gauche, pour les douleurs je dirai juste que le grand froid actuel réveille chez moi toutes sortes de douleurs tendineuses alors attendons encore un peu pour se prononcer.

 

Je vous remercie sincèrement « 

 

Associé à ce mail voici son histoire :

 

Historique des douleurs cervicales et épaules

 

C'est un peu compliqué de résumer 10 années de douleurs !!!! J'espère que vous comprendrez cet historique.

 

2002 douleurs d'épaule droite lancinantes et diffuses, le rhumatologue qui me suit à l'époque m'explique que cela peut provenir d'une irradiation du problème de canal carpien en évolution sur la main droite. Après intervention en mai 2002, sensation d'aller un peu mieux, puis douleurs de nouveau permanentes, rendant mon activité d'aide-soignante de plus en plus compliquée, j'avais des douleurs, une « fatigabilité » des épaules et bras, compromettant également des gestes simples de la vie, se coiffer par exemple....rien de très grave aux radios, juste un espace « légèrement réduit » sous-acromion risquant de comprimer nerfs, vaisseaux et tendons mais léger.

Une écho doppler des membres supérieurs n'avait rien précisé non plus, des séances de kiné sont prescrites pour travailler et élargir l'espace sous-acromion.

 

2003 et jusqu'au 2 novembre 2004 (date de début d'un long arrêt) je travaille avec des douleurs profondes et permanentes, je me sens de plus en plus mal quotidiennement, mes jours de repos ne me suffisent plus à récupérer, j'ai la sensation que mes bras, mes épaules se « verrouillent » je ressens des douleurs de « torsion » je vis un calvaire qui m'épuise et moralement m'anéantis. Les médecins (généraliste, rhumatologue, ostéopathe...) me parlent de pathologie tendineuse chronique, s'instaurent alors de nombreuses séances de kiné, ils m'expliquent tous qu'il y a peu de solution pour résoudre ces douleurs, la kiné étant le meilleur moyen. Un traitement de myorelaxants, Miorel en journée et Miolastan le soir m'apportent un peu d'amélioration et en phase aïgue, j'avais essayé en accord avec la rhumatologue un peu de Léxomyl mais ¼ le matin pour me détendre un peu. Dès que j'allais mieux ces traitements je les stoppais et les reprenais au moment des rechutes trop douloureuses, je ne voulais pas trop « m'intoxiquer » c'était mon choix.

Mon temps est rythmé entre mes soins et mon quotidien que j'essaie de maintenir, les tâches de ménage, repassage et autres sont compliquées, je dois apprendre à fractionner tous les travaux domestiques pour ne pas provoquer de tensions extrêmes de mes bras ou de mon cou.

Un jour j'ai même dit à mon kiné, qu'il était le « deuxième homme » de ma vie tant je partageais de temps avec lui, c'était la petite touche d'humour ce jour là !!!!!

 

2005 sera une année de repos et de soins de kiné, je sais que je ne peux plus exercer ma profession je dois réapprendre à vivre différemment, j'espère reprendre une activité professionnelle mais je récupère mal je vais mettre en oeuvre une psychothérapie pour m'aider « à accepter », faire le deuil d'une bonne santé et de mon métier. Je consulte un acupuncteur également pour la gestion de la douleur. J'ai la volonté de voir le bout du tunnel.

 

2006, j'ai 48 ans je deviens grand-mère, tenir ou maintenir un bébé de 3k400 sur mes genoux c'est hyper douloureux physiquement, j'ai l'impression de vieillir prématurément, je vais donc travailler la gestion de mes douleurs, apprendre à me bouger autrement.

Progressivement, j'arriverai à être à la hauteur ou cacher les moments négatifs si besoin pour pouponner et jouer comme si tout allait bien.

 

Je verrai le Dr C. dans cette période, quelques manipulations me soulageront et kiné ensuite, des séances et toujours des séances. Je suis moins algiques à partir de fin 2006.

 

Août 2007, je retrouve un emploi d'hôtesse d'accueil, en poste de reclassement. Malheureusement, sans pour autant m'arrêter, je subis régulièrement des rechutes, les douleurs sont situées au dessus de l'épaule droite avec remontée sur le côté du cou, j'ai beaucoup de gestes répétitifs mettant à contribution mon bras, je suis droitière. J'alerte le médecin du travail depuis juin 2010, il n'intervient pas pour améliorer le poste de travail. Je continue des soins de kiné en parallèle pour me maintenir sur mon poste.

 

Fin 2010, j'ai de nouveau des douleurs dans tout le bras droit, y compris à l'intérieur du bras jusqu'au niveau du sein, je consulte un rhumatologue, la douleur est localisée également au cou, plusieurs séances de mésothérapie, un essai d'anti-inflammatoire encore une fois qui se solde par de gros soucis digestifs, il est question du syndrome thoraco-brachial, je passe encore beaucoup de temps en kiné, la douleur du bras passe reste la douleur de l'épaule et du cou, c'est ingérable cette douleur, ni par la chaleur locale ni par des manipulation, rien n'améliore.....

 

Juin 2011 JE SATURE !!!!!!!!!! Je retourne voir le Dr. C. et lui explique que je me sens au bout du rouleau (je pleure d'ailleurs) découragée de vivre ainsi, je fais le point avec elle sur ces douleurs persistantes et chroniques, « le mot est faible » sur l'épaule droite, j'ai eu des moments de répits mais très courts.

 

Septembre 2011, Sur les conseils du Dr C., je rencontre le Dr R. (médecin de médecine physique) et le Dr. D. ( chirurgien dentiste). Après le traitement dentaire, rapidement cette douleur sur l'épaule droite remontant sur le côté du cou va s'estomper pour disparaître, parfois des gestes professionnels répétitifs les font revenir « discrètement » mais je module et je vais mieux, comme quoi un problème dentaire même infime peut déséquilibrer.

 

Janvier 2012Il reste à gérer un problème sur le côté gauche, épaule, cou, et douleurs lombaire, j'ai aussi une sensation de déséquilibre, vertiges, des maux de têtes supportables avec une fatigue oculaire et parfois une douleur au niveau de l'oeil gauche. La conduite de nuit me gêne......

 

Je réponds par ce message le 12/02/12 :

 

Bonjour Madame L.,

 

Merci de votre message, j'attends avec impatience les résultats avec vous nouveaux verres, dans 2 ou 3 semaines. N'oubliez pas de re-consulter le Dr C. dans environ 1 mois

Bon dimanche
Bien à Vous

 

Voici le dernier mail reçu il y a quelques jours, e 5 mars 2012

 

 

« Bonsoir Monsieur,

 

J'ai vu le Dr C. ce soir pour le contrôle après nouvelles lunettes, c'est très positif et elle est satisfaite du résultat, elle vous précisera les résultats avec des termes plus "techniques". Elle m'a demandé d'évaluer le résultat, j'ai annoncé un 95%.

 

Certains soucis ont été corrigés immédiatement, je parle de l'état nauséeux lié à mon instabilité "effet tangage" perte d'équilibre. Je n'ai pas eu de maux de tête depuis l'acquisition de mes lunettes, mon confort visuel en conduite de nuit est également important, je ne supportais plus les phares de voitures, j'étais très gênée, maintenant c'est super. Ma douleur au fond de l'oeil gauche s'est atténuée progressivement.

 

Côté douleur, cervical et épaule gauche, j'ai eu très mal dans les quinze jours qui ont suivi mon passage chez vous le 1er février, j'ai ressenti en effet que tout se "rééquilibrait" enfin, là encore la douleur s'est estompée pour disparaître.

La douleur que j'avais au niveau du haut de la fesse gauche, le Dr C. espérait qu'elle disparaisse également, ce soir je lui ai expliqué que cette douleur était toujours présente et même aggravée, pour moi elle était liée à une chute remontant à un an. En effet, après examen, il s'avère que le problème n'est pas lié aux problèmes d'optique.

 

En résumé, je suis satisfaite de mes nouvelles lunettes, je revis, je vous remercie encore d'avoir pu m'apporter ce confort, ce mieux être. Je reste à votre disposition car mon historique n'était peut-être pas assez précis, et ce soir je parle de mon ressenti mais c'est peu.

 

A bientôt.

 

Bien cordialement »

 

Je vous ai présenté ce cas qui est très fréquent, un peu longuement, pour à nouveau insister qu'une petite imprécision dans la correction visuelle peut engendrer des désagréments importants, chez des sujets à déficience d'équilibration posturale.

Comme vous l'avez lu, il existait également un déséquilibre dentaire qu'il a été également capital de traiter. Il arrive souvent que l'on doive traiter plusieurs entrées posturales ( yeux-dents-pieds).

 

Non il ne s'agit pas de magie ou de sorcellerie comme je l'ai entendu récemment de la part de médecins spécialisés qui montrent de la sorte leur bêtise et leur ignorance de nouvelles technologies pourtant tout à fait scientifiques,

 

Il existe depuis prés de 15 ans, c'est vrai ce n'est pas beaucoup, une formation tout à fait officielle et reconnue, puisqu'il s'agit d'un D.I.U de Posturologie.

Cette formation n'est ouverte qu'à des médecins ou para-médicaux diplômés reconnus...

 

Michel HABIF

 

 

 

 

 

 

 

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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 11:56

Je tenais à vous informer de la sortie d'un DVD.

Enregistré dans le cadre prestigieux du Musée de la Faculté de Médecine de Paris, Pierre-Marie Gagey  raconte l' Histoire de la Posturologie.

 

DVD Histoire posturo

 

Vous pouvez le commander à l'adresse suivante:

http://www.posturologie.asso.fr/

 

L'édition est limitée, ne tardez pas....

 

Bon visionnage à tous ceux qui auront la chance de l'obtenir.

 

Michel HABIF

 

 

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 13:54

DESTABILISATION POSTURALE PAR DES LUNETTES

LES MESAVENTURES D'ARNAUD

 

CHAPITRE 1: QUAND LA VIE BASCULE

 

 

 

 

J'ai hésité à vous proposer l'histoire d'Arnaud H. car elle est très complexe et non encore totalement solutionnée.

Finalement, je vous livre les informations comme elles sont intervenues chronologiquement.

Il s'agit d'une situation remarquable dans la violence de ses répercutions.

C'est parce que c'est un cas, à mon point de vue d'école, raconté par un être sensible, à l'écoute de son corps, mais aussi de son environnement, que j'ai décidé de vous le livrer de façon chronologique, pour le moment sans y apporter de commentaire.

Il ne s'agit pas de conclure hâtivement...

Tout n'est pas clair, tout n'est pas ou noir ou blanc, l'amélioration est tout de même notable.

Je me suis refusé à résumer les textes d'Arnaud H., écrits dans un vocabulaire parfait, qui dans leurs détails apportent des renseignements utiles à la compréhension de son état et de son parcours du combattant.



 

 

 

 

Je reçois le 8 juillet 2011 de mon ami Guy DUCHEMIN, optométriste et consultant au Québec, le message suivant:



«J'ai suggéré à cette personne de te consulter. Voici le résumé (?) de son histoire qu'il m'a fait parvenir: »

Début du message réexpédié :

De : "arnaud" >

Objet : RE : Message en provenance de alternativesante.com

 

Bonjour Monsieur,

Je viens à votre rencontre, comme tant d’autres, pour un problème ophtalmologique, vous l’aurez, bien sûr, deviné… C’est par truchement de votre propos mettant en avant que l’œil est un « médium psychosomatique » que j’entendis beaucoup et votre travail fit caisse de résonance en mon for intérieur

 

Je souhaiterai être concis et explicite à votre endroit ; en effet, j’ai pensé aboutir à une aporie.

 

Je m’explique ; j’ai 52 ans, ma myopie fut dépistée à 11 ans (élève en sixième, notre professeur d’anglais sensibilisait notre groupe en nous déplaçant aléatoirement dans la classe, les 2 premiers trimestres favorisant beaucoup l’expression orale de cette langue que nous découvrions et je comprenais mieux au premier rang qu’au dernier; bien des années plus tard je compris que je lisais sur ses lèvres) et prise en charge par le port de verres pour la vision de loin.

 

J’alternais les lunettes avec des lentilles de contact car je pratiquais, en amateur mais avec régularité, de nombreuses activités sportives non seulement des sports collectifs (rugby, volley-ball, football etc.) mais aussi du judo et de l’athlétisme.

 

A compter de mes 30 ans, ce fut le jogging qui me passionna et les longues distances (10 km, semi marathon et quelques marathons) jusqu’à 48 ans.

Je pouvais m’enorgueillir d’avoir un très bon schéma corporel, très sensitif et j’ose l’adjectif intuitif.

 

Ma correction est de – 5 à chaque œil… Je n’ai jamais rencontré la moindre difficulté ophtalmologique.

 

Au printemps 2007, j’allais à la rencontre de mon médecin ophtalmologue qui me dit benoîtement que j’étais devenu presbyte et qu’il fallait que je passe aux verres progressifs. Je me rendis avec l’ordonnance chez l’opticien qu’elle me recommanda dans le centre de Paris, je cherchais la semaine suivante les lunettes prescrites et là Patatras !

 

J’avais beaucoup de mal à m’y adapter, je retourna le 1er mois deux fois faire les ajustements nécessaires chez l’opticien…

 

Dans mon environnement, j’avais entendu « que les progressifs, il fallait s’y faire, mais on s’y faisait après quelques mois ».

 

Je décidais d’avoir un second avis médical et prenais rendez-vous à la Fondation Adolphe de Rothschild… 6 mois d’attente ! Mais la compétence du pôle ophtalmo de ladite Fondation m’apparut incontournable.

 

C’est après 4 ou 5 mois que je pris conscience que j’avais arrêté la course à pied !

 

Du jour au lendemain sans m’en rendre compte tout « absorbé, tout en tension d’adaptabilité que j’étais »... Ce fut ma 1ère alerte.

 

A mon travail, je suis comptable dans la fonction publique territoriale, c’était très douloureux, comme des milliers de salariés, je suis devant un moniteur toute la journée...

 

2ème alerte : crise de nerfs très sévère, je saisis mes lunettes les jette sur les plateau de téléopérateurs ou nous évoluons : « je n’en peux plus, je n’en peux plus… ».

 

Couvert de sueurs, hydrose maximale des mains et des pieds.

Evacuation par les sapeurs pompiers au CHU le plus proche.

 

Je fus touché par l’attention de l’urgentiste qui m’écouta attentivement : « Docteur, je pense que ce sont mes verres progressifs qui ont induit etc. » Il rédigea avec soin une lettre à l’attention de sa consoeur de Rothschild demandant à avancer mon rendez-vous (désistement etc.)

 

Il m’établit un arrêt de travail de 3 jours, je transmis la prescription au secrétariat de la Fondation, mais je fus reçu 6 mois plus tard, comme convenu.

 

En amont j’avais synthétisé mon propos : quand je fus appelé, j’évoquai ma problématique avec soin auprès de l’ophtalmologue, elle fut balayée d’un revers de main et il me fut précisé : « tant qu’on n’a pas essayé les progressifs d’Essilor de la dernière génération, on ne peut savoir si on ne supporte pas les progressifs, alors regardez au loin, de près : les mesures de ma consoeur sont exactes » : -5 à chaque œil (Vision de Loin) et + 1,75 (Vision de Près). « Comme vous n’avez pas des varilux d’Essilor, faîtes en établir tout ira bien ». Ce que je fis sans délai…

 

Etant suivi par un médecin sportif, puisque joggeur amateur mais averti, pour me détendre me prescrit 10 séances de kinésithérapie ; j’avais des douleurs qui commençaient à m’envahir le corps et moi qui aimait tant me faire masser, je ne supportais plus les massages, des douleurs aigues s’étaient installées, certainement dans le déni, je les avais minimisées.

 

J’avais des vertiges et des déséquilibres permanents, j’eus s’aggravant des trous de mémoires manifestes, de compréhension (au travail qui me parle, où est-elle, où est-il? quel est le téléphone sonnant?), d’attention, je me cognais fréquemment contre les objets et de sérieuses crampes musculaires me réveillèrent chaque nuit (mollet gauche &/ou droit).

 

Je portais donc les progressifs Varilux d’Essilor avec les conseils prodigués par l’opticien concernant les modalités pour bien voir avec les progressifs.

 

J’avais de plus en plus de mal à me situer dans l’espace, à faire la synthèse des informations pour traverser une chaussée, je devais m’y reprendre à 3 fois : le feu est-il rouge ? Les voitures s’arrêtent-elles ? Le « petit bonhomme vert » est-il activé ?

 

Déjà 2 ou 3 rotations des feux tricolores et je n’avais pas encore traversé la chaussée. Entre mon domicile et mon travail je mettais 1/2h supplémentaire matin et soir ! Les douleurs de type « fibromyalgiques » s’étaient cristallisées sur ma nuque, le long de ma colonne vertébrale, dans les épaules, le bassin, les doigts, les chevilles et les pieds…

 

J’ai eu très peur et me senti isolé car mon médecin traitant, femme compétente s’il en est, ne pensait pas non plus que mes verres pouvaient jouer un rôle quelconque de ce type dans le déroulé de mon histoire.

 

Je m’étais mis au yoga pour rester auprès d’un environnement ou inter agissaient l’esprit, le corps et le souffle : je dus abandonner les postures m’étant si douloureuses.

 

J’allais consulter 6 autres ophtalmologues (dans le privé et le public) et chacun(e)

(Ils) m' évacuèrent l’éventualité de mon hypothèse avancée en 2 minutes : « Docteur êtes vous sûr que les progressifs ne peuvent pas induire une perte de schéma corporel, des douleurs etc. ? » : c’était « non, en aucun cas ! ». Je passais 2 IRM cérébrales : négatives. J’avais essayé à quelques reprises, pendant des congés pendant une période d’une semaine d’abandonner les progressifs pour prendre 2 paires de lunettes, celle de myope (VL) et des verres à champ intermédiaire que le sixième ophtalmo me conseilla : je voyais beaucoup mieux à l’écran avec ces verres interview mais quand je chaussais les verres de myope mon schéma corporel « explosait » au bout de 48 h, mes pieds partaient dans tous les sens, le sol se dérobait sous mes pas, les escaliers devenaient un pic rocheux ; à la fin de la semaine les symptômes s’amplifiaient : c’était intolérable !

 

D’autant que mes douleurs aigues s’étant chronicisées ne m’autorisaient que quelques instants de sommeil chaque nuit !

 

4 ans que j’étais confronté à cette problématique et le dernier ophtalmo consulté me prescrit la vue en monovision ou vision en bascule. Aucun de ses collègues ne m’en fit part ! J’ai donc abandonné les verres progressifs début Janvier 2011, les 1ers me firent prescrits en Mars 2007 !

 

Pendant 3 semaines et 2 jours ce fut épouvantable : mon schéma corporel vola en éclat : je ne pouvais plus faire mes achats en grande surface (décryptage du sol impossible, ou suis-je par rapport à l’autre, pertes d’équilibre quasi-constante)…

 

C’est après 3 semaines et 2 jours que je recommençais à mieux décrypter le sol à nouveau, à mieux me situer dans l’espace ; centimètre après centimètre.

 

Ça va mieux, j’ai une intolérance majeure aux progressifs !

 

En monovision avec des lentilles de contact et une paire de lunettes spécifiques pour voir de près ou 2 paires VL et Interview

 

J’étais tellement épuisé qu’un médecin interniste m’adressa à un confrère psychiatre début Juin ; ce médecin fut abasourdi et mesura mon épuisement : « comment avez-vous fait en dormant si peu ?!?... » « Je ne sais pas Docteur, mais j’étais dans un tel isolement ! Nul n’écoutai ma parole » Je suis en Arrêt de Travail depuis lors et son traitement médicamenteux est lourd, un peu trop peut-être : mais je fais des nuits de 9 ou 10heures, j’en ai tellement besoin !

Peu avant mon arrêt de travail, très ému, j’ai rechaussé trois fois mes chaussures de jogging et passé short et T shirt pour jogger tout doucement habitant près du Canal de l’Ourcq à l’Est de Paris.

Le long de ce Canal, il y a un chemin de hallage avec d’anciennes voies de chemins de fer. Je profitai de ce printemps sec et lumineux pour m’y rendre entre 13 et 14heures quand le ciel est azur et le soleil à son zénith équipé soit de mes lentilles dissociées (monovision) soit de mes lunettes de myope. Je mesurais pleinement le traumatisme subi en essayant de » sauter d’une traverse de bois à l’autre, ou de façon alternative en souhaitant en effacer une etc.

 

L’information ne s’inscrit pas assez vite sur mon cerveau pour traiter l’information, je ne peux encore courir tout doucement (bien sûr) mais de façon linéaire, j’ai encore du mal à traverser « spontanément » la chaussée etc.

 

Je vous remercie encore pour l’attention que vous portez à mon courriel,

Sincèrement,

Bonne journée

Arnaud H. »

 

 

Ben dis donc!!!!! Quel cas!! Quel malaise, Quel mal être!

 

SYNTHESE :


Arnaud a été déstabilisé par le port de verres progressifs, quels qu'ils soient, à priori, les vérifications multiples de sa correction visuelle n'ont rien révélé de particulier.

L'abandon des verres progressifs n'a rien amélioré, le déséquilibre est là.

Même avec deux paires de lunettes, ou des lentilles de contact, qu'il nomme monovision , c'est à dire une pour la vision de loin et une pour la vision de près.

 

Je reçois Arnaud le 20 juillet 2011

 

Je me trouve face à un homme atteint physiquement et moralement, désabusé mais attendant des réponses à ses nombreuses questions, épuisé dans son parcours du combattant.

 

Il est en arrêt de travail, ne peut plus courir, a de grandes difficultés pour faire ses courses dans les supermarchés, a du mal à se déplacer dans la rue... souffre de douleurs musculaires diverses, et a un traitement médicamenteux assez lourd...

 

Arnaud m'informe que son médecin conseille de déclarer un handicap, et de le passer en longue maladie.

 

Le traitement médical qu'il prend est le suivant:

 

Neuleptil 4%: 35 gouttes/jour: 10 midi & 25 (1/4h avant de me coucher)

Valium 10 mg: 1/2cp matin, ½ midi et 1 cp (1/4h avant de me coucher)

Phénergan 25 mg: 1 cp midi et 1 cp (1/4h avant de me coucher)

Anafranyl: doit passer progressivement de 75 mg/j à 150 (début août)

 

Il porte des lentilles de contact, c'est avec celles-ci qu'il vit actuellement et se sent le moins mal.

Il ajoute une paire de lunettes sur ses lentilles pour la lecture.

 

LENTILLES, à renouvellement quotidien, OD -4,50 OG -4,25 pour la vision de loin

 

LUNETTES de vision de proximité et de près: OD et OG +1,00 add+1,50 !!!

 

Le bilan visuel réalisé avec ses lentilles de contact montre une légère sur-correction de loin OD +0,25 OG +0,50


L'essai de cette correction normalise son équilibre tonal postural.

 

Je décide de ne pas m'occuper d'une éventuelle correction de lunettes, préférant tenter de l'améliorer sans perturbation prismatique par le port de lentilles qu'il supporte d'ailleurs parfaitement bien.

 

Je lui procure donc des lentilles journalières OD -4,25 OG -3,75 et lui conseille de les porter exclusivement et d'ajouter ses lunettes de lecture lorsque cela est nécessaire.

 

Je ne fais pas de commentaire particulier ni ne lui promets de miracle.

 

Attendons. Essayons.

 

Nous décidons de faire le point ensemble huit jours après, le 27 juillet.

 

 

Le lendemain je reçois le message suivant:

 

date

21 juillet 2011 16:56

 

Bonjour Monsieur,

 

24heures avec cette nouvelle donne ophtalmologique; je souhaitais vous faire partager mon émotion…

 

Un mieux-être complet !!

 

Depuis le printemps 2007, ou me furent prescrits mes verres progressifs, je n’avais pas revu aussi bien…

 

J’appréhende déjà beaucoup mieux le traitement des informations pour traverser la chaussée, dans un « moyen market »,je me situais, à nouveau, convenablement par rapport aux autres ; je ne manquerai pas d’aller jogger, en soft, au cours du week-end sur les anciennes traverses de chemin de fer sur les chemins de halage du Canal de l’Ourcq. Je n’en n’ai fait part à personne et tenais à vous en informer le premier, car ce furent quatre années très douloureuses…

 

Vous me permettez de me dégager d’une aporie !!

 

Sincères Remerciements !!

A bientôt

Arnaud H.

 

Je l'ai donc à nouveau reçu comme prévu 8 jours après. Le 27 juillet 2011

 

 

Il ressent une très nette amélioration et a pu reprendre son jogging le week-end, pendant une demie heure environ. Rappelez-vous: c'était un marathonien, qui n'a pas pu chausser ses chaussures de sport depuis 2007!

 

Arnaud n'appréhende plus les sorties. Ce n'est plus un calvaire.

 

Nous avons conclu de laisser passer un peu de temps et se revoir le 20 septembre pour un nouvel examen,

 

 

Je reçois un nouveau message le 20 août:

 

-----Message d'origine-----

De : arnaud

Envoyé : samedi 20 août 201112:58

À : 'michel habif'

Objet : 3 mots: révélateur

 

Bonjour Monsieur,

 

Comme « Il est un Temps pour Tout » et que c’est celui de vos vacances je souhaite que l’horizon indépassable du moniteur soit réellement franchi allègrement pour un changement d’horizon et que vous trouverez ce courriel bien plus tard lors de votre rentrée…

 

Mais je tenais à vous dire, de crainte de l’oublier, qu’hier en fin d’après-midi je suis allé à la piscine de Boulogne-Billancourt et que j’ai fait à mon rythme, de façon pondérée 75 longueurs moitié en nageant, moitié en pratiquant l’aquajogging de manière aléatoire.

 

Mes douleurs sont légèrement moindre, légèrement, mais concrètement et surtout je ne ressors plus de l’eau couleur« écrevisse cuite » aux poignées, genoux, chevilles et pour la 1èrefois depuis 4 ans, cela m’a apporté du bien-être... Ce fut un bon révélateur…

 

Avec mon souvenir le meilleur

 

Arno H.

 

Puis un autre le 27 août: 

 

TR : 3 mots: révélateur: d'une semaine à l'autre

 

Bonjour Monsieur,

 

Hier, à17h00, profitant d’une piscine encore accessible avant les retours prévus des franciliens pour ce week-end, j’en ai profité pour pratiquer le même exercice que la semaine passée : aquajogging et natation aléatoire dans un bassin de 25 mètres dans lequel on a toujours pied.

 

Mes douleurs sont tellement profondes et cristallisées qu’elles sont encore ici, là et ailleurs mais je sens que progressivement elles perdent un brin d’intensité, les rotations des épaules en crawl étaient aussi douloureuses à l’une et à l’autre,la droite hier fut nettement atténuée, mon bassin tétanisé, douloureux certes mais possibilité de le faire osciller doucement…

 

Puis dans le bassin ou se trouvent les buses du jacuzzi possibilité d’y exposer mes chevilles encore douloureuses et le bas de ma colonne idem, je ne pouvais pas les y mettre en mai dernier etc. et, encore le fait qu’en sortant de l’eau,mes articulations n’étaient pas « écrevisse cuite » et la nuit qui s’en suivit les douleurs furent présentes mais pas exponentielles comme précédemment…

 

Je ne crois pas vous avoir dit que Le Dr D-A, ma généraliste depuis de longues années est prête a vous rencontrer avec plaisir d’autant que le cabinet médical ou elle évolue ses 3 autres confrères sont aussi intéressés par cette problématique...

 

Encore quelques lignes d’écriture et j’aurai fait une note de synthèse « chronologique »du déroulé de ce passage que je vous adresserai au plus tard mi Septembre et me rendrais disponible; pour faire simple, je travaille du Lundi au Vendredi de 08h30 à 17h45 à ... Mais j’aurais quelques possibilités de poser une ou une demi RTT, et le samedi all day long

 

Je souhaite que vous soyez dans les choses qui vous intéressent avec celles et ceux qui vous sont chers.

 

Bon week-end, en vacances!

 

Arno H.

 

 

Entre temps:

 

Arnaud a repris son travail le 12 août...

 

Comme prévu j'ai revu Arnaud le 20 septembre

 

Nous avons décidé de poursuivre avec les lentilles, le temps qu'il soit totalement sevré de son traitement médicamenteux, sevrage déjà commencé en août avec son médecin.

 

Ce sevrage est important à mon sens pour tenter de s'approcher au mieux de sa correction visuelle de confort et d'équilibre postural, qui lui apportera un mieux être certain.

 

La prochaine étape sera donc un examen de vue afin de le ré-équiper avec des lunettes, et pourquoi pas des verres progressifs...

 

Je l'ai revu récemment, tout est à peu prés stable, la réfraction avec ses lentilles est satisfaisante.

 

 

Avant de valider cet article, je lui ai posé quelques questions:

 

Lorsque vous êtes venu la 1ère fois vous m'avez dit avoir des semelles depuis 2 ans, non portées ce jour là.

 

Les mettez-vous encore et quand? => quand je pratiquai de l’athlétisme, j’en portai déjà mais j’avais été, il y a 3 ans rue du rendez vous -75012- quand je commençais a entendre proprioception, je vais chercher si j’ai gardé trace du dossier (je crois que oui) pour apporter une réponse plus précise par contre aujourd’hui j’ai tout abandonné

Lorsque vous allez à la piscine, est-ce avec les lentilles?Oui car quand je nage crawl ou brasse je peux anticiper sur ma direction en fonction de la direction prise par l’autre

Vous souffriez de sensationd'instabilité, qu'en est-il? Je parlerai de relâchement impossible étant toute la journée sur écran « scotché ! » avec ce travail (… !) et cherchant la meilleure vision possible saisie du clacier a travers le prt des verres et l’écran hors verres ou plus de proximité et faire les 2 au travers du prisme verrre (pour gagner du temps) etc

A la question: entendez-vous bien, vous avez répondu: non.
et aujourd'hui? Pas toujours surtout sur leplateau de téléopérateurs, surtout que ce n’est pas du son mais du bruits et les sons émergents parfois me déstabilisent


Vous aviez dit avoir la sensation de serrer les dents, et à ce jour? J’ai beaucoup de mal a apprécier confondu que j’étais quand j’appris que dans les mois ou les années a venir je devrais porter une gouttières
Le chewing-gum, toujours autant? Chewing gum : (-) + (-) = -

 

Traiment médical actuel:

Neuleptil 6 gouttes avant endormissement

1 Valium ou 1/2 , je gère avec son accord,

Phénergan préconisé mais je n’en prends pas

100 mg d’Anafranyl de prescrit mais j’en suis à 50


 

Voilà, nous en sommes là, je ne manquerai pas de vous donner de ses nouvelles.

 

Dans un prochain article je reviendrai sur son histoire afin de tenter d'analyser plus précisément ce qui s'est passé.

 

J'attends vos commentaires, vos remarques, vos questions,

 

Merci de votre lecture,

 

Michel HABIF

 

 

Ps:

 

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 20:29

Bonjour,

 

J'ai découvert il y a trés peu de temps par le réseau des posturologues  une vidéo qui relate

une étude hospitalière fort intéressante.

 

J'ai pensé qu'elle vous passionnera aussi.

 

Il s'agit toujours de posturologie, de vision, dans l'apprentissage de la marche des bébés....

 

 lien:     LA MARCHE DES BEBES

 

Bon visionnage

 

MICHEL HABIF

 

N'hésitez pas à laisser vos commentaires ( à la fin de cette page )

 

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 15:30

LES DEUX YEUX SONT UTILES

 

Je vous présente aujourd'hui un cas particulier.

 

Le système postural réagit à de très faibles variations, et nous avons l'habitude de déclarer  que lorsque ces variations sont de plus grande valeur, nous sommes hors du système postural. Et pourtant, une modification importante peut aussi avoir une répercussion totalement posturale.

--------------

J'ai reçu Ménéhould Z., 59 ans, sur les conseils de son ostéopathe. Il l’a traite depuis 6 ou 7 ans pour «des vertiges associés aux cervicales et muscles oculomoteurs, et des douleurs dans la tête».

 

Son activité est dans le spectacle, elle est conteuse.

 

Depuis ses traitements, elle va beaucoup mieux, mais il semble, selon l’ostéopathe qu'il existe une perturbation due aux informations visuelles qu'elle perçoit. Il l'a convaincu de venir pour un avis.

 

Ménéhould est droitière OD directeur, ellen'a pas de lunettes sur le nez en arrivant, et n'en porte pas régulièrement, sauf pour lire.

 

Sa dernière correction date de 2 mois à la suite d'une visite chez un ophtalmologiste :

VP OD +2,50    OG +2,25

 

Elle a aussi des lunettes qu'elle ne porte que de temps en temps, pour la vision de loin, datant d'environ 3 ans :

OD PLAN    OG -3.25 -2,75 0°

 

Et égalementdes lunettes de soleil pour lire :

OD +2,00 OG PLAN

 

En analysant ses lunettes, on déduit donc qu'elle n'est myope que d'un œil, legauche, qu'ellese débrouille donc pas mal dans la vie courante avec sa vision de l'œil droit, sauf en vision rapprochée où elle met ses lunettes de lecture. Et là, les deux paires ne sont pas cohérentes...

 

Je trouve effectivement un déséquilibre de son tonus postural avec ses lunettes de vision de loin et sans correction.

 



Un examen de vue donne :

 

Acuité avec et sans lunettes OD 10/10 OG <5/10

 

A la réfraction objective j'obtiens :

OD +0,75 -0,50 25°   10/10

OG -6,00 -1,50 155    9/10

ADD VP +2,25

 

Corrections qui rétablissent l'équilibre de son tonus postural sur verres d'essai centrés.

 

Je l'adresse à une Orthoptiste expérimentée dans le domaine de la posturologie, qui confirme qu'il n'y a pas de problème oculomoteur.

 

Un Ophtalmologiste confirme mon analyse et accepte mon idée de correction.



Je décide de l'équiper avec des verres progressifs en respectant l'équilibrage des effets prismatiques (Cf. mon article publié il y a quelques années, sur le site de l'ADAP :   -  link )

 

Quelques temps plus tard, je reçois un premier mail :

 

 

<Bonjour

Comme je ne peux plus me passer de mes lunettes de "vue", auxquelles je me suis habituée très vite, je me dis que cela ne serait pas mal...

Si oui pouvez-vous me proposer plusieurs rdv et je vous réponds immédiatement afin de retenir un jour et une heure.

Merci d'avance.

 

Pour la petite histoire:

 

Je ne quitte plus mes lunettes

 

M'y suis habitué en trois semaines

 

Tout est plus brillant de jour comme de nuit

 

Je ne sens pas que ma vision soit "meilleure", mais il y a quelque chose de différent que je ne peux pas identifier

 

Une vision de nuit extraordinaire, sans aucune fatigue en conduisant

 

Je cours sur les sentiers et dans les escaliers sans souci du relief

 

Je peux à nouveau faire certaines postures d'équilibre au yoga que je ne pouvais plus faire.

 

Je suis allée chez Mr Thierry L. "osthéopathe" qui n'a rien trouvé de perturbé du fait des lunettes.

 

Je sens maintenant que mon oeil gauche à repris du service et m'oblige à y penser.

 

Peut-être ai-je été un peu longue, mais il me semblait que cela pouvait peut-être vous intéresser.

Merci encore et encore pour tout cela.

Ménéhould Z.
>

 

 

 

Je l’a reçois de nouveau. Effectivement, elle a tout à fait intégré ses verres progressifs et ne les quitteplus.

 

Je réalise donc les lunettes de soleil dans les mêmes conditions techniques, toujours avec des verres progressifs.

 

Un nouveau mail en août :

<Bonjour,

Juste vous signaler que cet été, avec mes lunettes de vue de soleil, j'ai pu à nouveau, marcher dans les lits des torrents en sautant d'une pierre sur l'autre, comme il y a quelques années.

 

Ces dernières années je continuais à la faire mais plutôt à quatre pattes.

je lis et j'ai lu avec intérêt, vos publications sur ce blog.

A une autre fois, bel été.

Ménéhould >

 

Cette dame va vraiment beaucoup mieux.

Les ophtalmologistes et opticiens ont toujours été réticents à la corriger totalement à cause de la différence de correction entre ses yeux (anisométropie >-6,00).

 

 

Concernant le port d'éventuels verres progressifs, c'était impensable !!!

 

Mais oui, c'est tout à fait possible, à condition de maîtriser cette technique, et de connaître parfaitement la géométrie des verres progressifs.

 

Oui, la qualité de vision des deux yeux peut être utile dans la perception de l'espace, donc dans le positionnement du corps dans cet espace et dans l'équilibre postural.

Merci à cet ostéopathe d'avoir su déceler ce problème visuel.

 

 

Michel HABIF

 

 

 

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